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Fonction publique territoriale |
Fonction publique territoriale - Perspectives d’évolutions en 2010
Le centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) a publié le 30 janvier dernier sa note de conjoncture annuelle intitulée « Tendance de l’emploi territorial », qui recense les grandes évolutions statistiques en la matière. Au 1er janvier 2009, on estime à environ 1 771 000 les agents des collectivités et établissements territoriaux. L’augmentation des effectifs est de l’ordre de 1 % hors transferts des agents de l’État. En ajoutant ces derniers, l’évolution est de 2 % par rapport au 1er janvier 2008. Pour la première fois, les effectifs communaux se stabilisent alors que ceux des régions et des départements poursuivent leur accroissement du fait de l’intégration supplémentaire d’agents transférés.
Conjoncture difficile
D’un point de vue méthodologique, la note a été réalisée à partir des déclarations des 2 346 collectivités ayant répondu à l’enquête de conjoncture pour la quatorzième année consécutive. Les collectivités qui considèrent que la crise économique pèse sur leurs ressources humaines restent avant tout les départements (55 % d’entre eux), les communes de 20 000 habitants et plus (43 %), et les régions (41 %). Les effets de la crise invoqués sont principalement de deux ordres : d’une part des contraintes budgétaires fortes (baisse des ressources financières et des recettes) et, d’autre part, une forte augmentation des demandes d’emplois (notamment des candidatures spontanées et des demandes habituellement orientées vers le secteur privé).
Statut
Dans ce contexte, l’enquête révèle un accroissement du nombre de titulaires. Ainsi, la répartition statutaire des effectifs a évolué entre 2008 et 2009. Les titulaires sont encore plus nombreux que l’an passé et les emplois aidés sont en forte baisse. Au 1er janvier 2009, la répartition des agents publics territoriaux était la suivante : 75 % de titulaires (soit + 2 points), 23 % de non titulaires (pourcentage identique) et 2 % d’emplois aidés (soit - 2 points). Concernant ces derniers, les collectivités affirment avoir peu de lisibilité sur le devenir à moyen terme des emplois aidés. Près de la moitié des moyennes et grandes collectivités et plus des deux tiers des petites collectivités déclarent ne pas savoir dans quelles proportions elles en recruteront dans les trois prochaines années.
Difficultés de recrutement
Les collectivités de plus de 20 000 habitants sont celles qui semblent avoir le plus de mal à recruter. Parmi les métiers concernés par ces difficultés, l’enquête du CNFPT insiste prioritairement sur les métiers de la santé, du social et de l’enfance (aide-soignant, infirmier, agent d’accompagnement de l’enfance, animateur de loisirs, aide à domicile, éducateur de jeunes enfants, assistant d’accueil petite enfance) et des métiers en lien avec l’entretien des bâtiments (agent d’entretien polyvalent et ouvrier polyvalent de maintenance). Au total, près d’un quart des fonctionnaires présents en 2006 sera parti à la retraite d’ici à 2013.
Avenir
La fin des transferts de personnels de l’État vers les régions et les départements se ressent sur leurs perceptions des évolutions à venir. Ainsi, 55 % des régions et 57 % des départements évoquent une stabilisation pour l’an prochain alors qu’ils n’étaient respectivement que 5 % et 17 % l’an passé. Cependant, toutes régions confondues, les moyennes et grandes collectivités envisagent environ 19 270 recrutements en 2010. Comme l’année passée, près de la moitié de ces recrutements devrait avoir lieu dans quatre régions : en Île-de-France (22 %), en Rhône-Alpes (12 %), en Bretagne (8 %) et dans le Nord-Pas-de-Calais (7%).
Lire la note de conjoncture du CNFPT :
http://www.observatoire.cnfpt.fr/pages_local/fichier.phtml?id=1408
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